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Taxe de séjour Airbnb : 210 M€ reversés en 2025, Nice 2e ville

Airbnb a reversé 210 millions d'euros de taxe de séjour aux communes en 2025. Nice se classe deuxième, derrière Paris. Décryptage pour les loueurs azuréens.

Taxe de séjour Airbnb : 210 M€ reversés en 2025, Nice 2e ville

Airbnb a reversé 210 millions d’euros de taxe de séjour aux communes françaises au titre de l’année 2025, selon les chiffres communiqués par la plateforme et relayés par BFM Immo. Nice se classe deuxième ville bénéficiaire derrière Paris, devant Marseille. Pour les propriétaires de la Côte d’Azur, ce chiffre confirme la place du littoral azuréen dans l’économie touristique nationale — et accentue la pression réglementaire qui pèse sur la location courte durée (LCD).

Taxe de séjour Airbnb Nice : ce que disent les chiffres 2025

Taxe de séjour Airbnb — Taxe de séjour Airbnb : 210 M€ reversés en 2025, Nice 2e vil
Promenade des Anglais Nice — location Airbnb 2025

La taxe de séjour est une taxe communale prélevée sur chaque nuitée touristique. Son montant, fixé par chaque commune dans une fourchette légale, est compris entre 1 % et 5 % du prix de la nuitée par personne pour les hébergements non classés (article L. 2333-30 du Code général des collectivités territoriales, consultable sur Légifrance). Depuis 2019, les plateformes intermédiaires comme Airbnb collectent automatiquement cette taxe au moment de la réservation et la reversent aux communes.

Selon les chiffres publiés par la plateforme et repris par BFM Immo, le total reversé en France s’élève à 210 millions d’euros pour 2025. Trois enseignements ressortent :

  • Paris reste la première commune bénéficiaire.
  • Nice arrive en deuxième position, devant Marseille.
  • La progression la plus marquée concerne les communes rurales, signe d’une diffusion géographique de l’offre LCD au-delà des grandes métropoles.

À savoir. Le montant exact reversé à chaque commune n’est pas systématiquement détaillé dans la communication d’Airbnb. Pour la donnée publique commune par commune, il faut s’adresser directement à la mairie ou consulter les délibérations annuelles fixant les tarifs.

Analyse : pourquoi Nice se classe deuxième

Le rang de Nice s’explique par la conjonction de trois facteurs structurels. Premièrement, la densité de l’offre : selon les données publiques d’AirDNA et les rapports municipaux, Nice compte plusieurs milliers de meublés de tourisme actifs sur les plateformes. Deuxièmement, un taux de remplissage élevé sur la saison étendue (avril à octobre, plus le marché événementiel hivernal autour de Cannes et Monaco). Troisièmement, un tarif moyen à la nuitée supérieur à la moyenne nationale, qui mécaniquement gonfle l’assiette de la taxe.

La ville de Nice applique par ailleurs depuis 2023 un encadrement renforcé des meublés de tourisme : numéro d’enregistrement obligatoire, quotas dans certains secteurs, plafond de 120 jours pour les résidences principales — règle nationale rappelée par service-public.fr. La plateforme reste donc très active dans la commune, mais dans un cadre plus contraint.

Le bond rural : un signal pour les arrière-pays azuréens

L’autre information du bilan 2025 concerne les communes rurales, qui voient leurs reversements progresser fortement. Pour le département des Alpes-Maritimes, ce mouvement concerne potentiellement les arrière-pays : vallée de la Roya, Vésubie, Tinée, Mercantour, mais aussi le moyen-pays autour de Vence, Tourrettes-sur-Loup ou Sospel.

Trois éléments alimentent ce déplacement de l’offre :

  • Le durcissement réglementaire dans les zones tendues

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> (Nice, Cannes, Antibes, Menton) qui pousse certains investisseurs à se reporter vers des communes moins encadrées.

  • La demande croissante pour des séjours « nature » et hors saison, notamment depuis 2020.
  • Des prix d’acquisition immobiliers nettement plus accessibles, vérifiables sur la base DVF du gouvernement.
  • Attention. Un bond de la taxe collectée ne signifie pas automatiquement une rentabilité supérieure pour le propriétaire. Plusieurs communes rurales ont déjà délibéré pour relever leur tarif de taxe de séjour ou instaurer un enregistrement, et la loi dite « Le Meur » du 19 novembre 2024 (JO du 20 novembre 2024) a élargi les pouvoirs des maires en matière d’encadrement des meublés de tourisme.

    Ce que ça change pour les propriétaires de la Côte d’Azur

    Pour un propriétaire qui loue déjà sur Nice, Cannes, Antibes, Menton ou Monaco (qui dispose de son propre régime fiscal), trois points méritent attention :

    1. La taxe de séjour n’est pas un coût pour vous, mais un signal politique. Elle est payée par le voyageur. Mais le montant reversé à la commune nourrit le débat local sur l’encadrement de la LCD : plus la collecte est élevée, plus la pression politique pour réguler s’intensifie. Le rang de Nice doit donc être lu comme un indicateur de risque réglementaire à venir.

    2. La distinction résidence principale / résidence secondaire devient plus stricte. Depuis la loi du 19 novembre 2024, les communes peuvent abaisser le plafond de 120 jours à 90 jours pour les résidences principales. Plusieurs villes du littoral ont engagé une réflexion en ce sens. À vérifier auprès de votre mairie avant d’arbitrer votre stratégie 2026.

    3. Le report vers le rural n’est pas une stratégie sans risque. Les rendements affichés par les plateformes d’analyse de données reposent sur des hypothèses de remplissage. Pour une résidence dans l’arrière-pays niçois, la saisonnalité est plus marquée qu’en bord de mer, les coûts de gestion à distance plus élevés et la concurrence des gîtes ruraux classés (qui bénéficient d’un tarif de taxe de séjour réduit) peut peser sur la marge.

    Sur le plan fiscal pur, rien ne change avec ce bilan : le régime micro-BIC pour les meublés de tourisme non classés est plafonné à 15 000 € de recettes avec abattement de 30 % depuis le 1er janvier 2025, conformément à l’article 50-0 du Code général des impôts. Les meublés classés conservent un régime plus favorable. Ce point reste l’arbitrage central pour 2026.

    FAQ : taxe de séjour Airbnb Nice

    Quel est le classement des villes françaises par taxe de séjour Airbnb en 2025 ?

    Paris est 1ère avec plus de 60 M€, Nice se classe 2e avec environ 28 M€ reversés en 2025. Cannes, Lyon et Marseille suivent. Le total national atteignait 210 M€.

    Les hôtes doivent-ils déclarer eux-mêmes la taxe de séjour à Nice ?

    Non, Airbnb collecte et reverse la taxe de séjour directement pour les hôtes à Nice depuis 2021. Les hôtes en dehors des plateformes (réservations directes) doivent la collecter et la reverser eux-mêmes.

    La taxe de séjour va-t-elle augmenter à Nice en 2026 ?

    La loi Le Meur permet aux communes d'appliquer une surtaxe jusqu'à 100% de la taxe de séjour sur les meublés non classés. Nice n'a pas encore instauré la surtaxe maximale en 2026.

    À retenir

    • Airbnb a reversé 210 millions d’euros de taxe de séjour aux communes françaises en 2025.
    • Nice se classe deuxième ville bénéficiaire, derrière Paris et devant Marseille.
    • La progression la plus forte concerne les communes rurales, y compris potentiellement l’arrière-pays azuréen.
    • Ce niveau de collecte alimente la pression réglementaire locale : la loi du 19 novembre 2024 donne aux maires des leviers supplémentaires d’encadrement.
    • Avant tout arbitrage 2026, vérifier les délibérations communales à jour sur le numéro d’enregistrement, les quotas et le plafond de jours.

    La rédaction de Locazurcasa suit l’évolution des délibérations locales sur la LCD à Nice, Cannes, Antibes, Monaco et Menton. Pour signaler une décision municipale, partager un document officiel ou proposer un témoignage de propriétaire, écrivez-nous via la page contact éditorial.

    Taxe de séjour Airbnb Côte d'Azur — Taxe de séjour Airbnb : 210 M€ reversés en 2025, N
    Nice vue aérienne — Côte d’Azur

    FAQ · 8 questionsLes questions les plus posées

    Schema FAQ activé · indexation Google
    Quel quartier de Nice rapporte le plus en location courte durée ?
    À typologie égale, sur douze mois arrêtés au 1er septembre 2026 : le Port (133 € par nuit ouverte) et Garibaldi (130 €) mènent les 3 pièces ; sur les 2 pièces, Garibaldi, Jean-Médecin et le Vieux-Nice se tiennent entre 78 et 93 €. Le Carré d Or vend la nuit la plus chère (222 €) mais ouvre moins de nuits. Détail dans le baromètre mensuel.
    Pourquoi comparer le revenu par nuit ouverte plutôt que le prix de la nuit ?
    Le prix ne fait pas le revenu : Cimiez vend la nuit 3 pièces la plus chère de Nice (198 €) mais n en remplit que 57 %. Le revenu par nuit ouverte (RevPAR) rapporte le revenu à toutes les nuits proposées, réservées ou non — c est l indicateur qui compare vraiment deux quartiers.
    D où viennent les chiffres par quartier ?
    D AirDNA, via un accès professionnel de la rédaction : des panels de logements comparables (100 annonces dans le Vieux-Nice et le Carré d Or, 15 par quartier et par commune). Aucun chiffre de logement individuel n est publié ; Booking.com et la location en direct ne sont pas couverts.
    Quel quartier de Nice a le meilleur taux d occupation ?
    La Promenade des Anglais : 79 % d occupation sur le panel le moins cher, 70 % sur le plus cher. C est le seul secteur où la demande absorbe les deux gammes de prix.
    Les communes autour de Nice sont-elles plus rentables ?
    Le littoral est (Èze 115 €, Beaulieu 109 € par nuit ouverte) fait mieux que le Vieux-Nice (93 €). À l ouest, Saint-Laurent-du-Var (78 €) et Cagnes-sur-Mer (65 €) restent en dessous, avec une nuit ouverte sur deux invendue.
    À quelle fréquence ces données sont-elles mises à jour ?
    Chaque mois. Le baromètre est rejoué sur les mêmes panels pour rendre les mois comparables entre eux.
    Studio, 2 pièces ou 3 pièces : quel type de logement rapporte le plus à Nice ?
    Sur douze mois arrêtés au 1er septembre 2026 (47 panels AirDNA, médianes) : un studio niçois se loue 102 € la nuit à 73 % d'occupation (76 € par nuit ouverte, 23 700 € nets par an) ; un 2 pièces 131 € à 71 % (93 €, 24 700 €) ; un 3 pièces 183 € à 67 % (114 €, 32 700 €) ; un 4 pièces et plus 355 € à 62 % (222 €, 66 700 €, deux panels seulement). Le vrai saut de revenu se fait au 3 pièces ; studio et 2 pièces dégagent presque le même revenu annuel.
    Une piscine ou une vue mer fait-elle gagner plus en location courte durée sur la Côte d'Azur ?
    Pas par nuit ouverte. Les panels avec piscine affichent un prix supérieur de 13 % mais une occupation inférieure de dix points aux comparables sans piscine, soit 20 % de revenu par nuit ouverte en moins (86 € contre 109 €). La vue mer se paie 20 % plus cher, perd onze points d'occupation, et finit à revenu identique (102 € contre 100 €). Le supplément de prix est absorbé par les nuits invendues hors saison.

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