Sommaire
- Sommaire
- La taxe de séjour à Nice : définition et qui la paie
- Le barème officiel 2026 de la Métropole Nice Côte d’Azur
- Comment calculer la taxe pour un meublé non classé
- Exonérations : qui ne paie pas la taxe de séjour
- Qui collecte et qui reverse : plateformes et location directe
- La surtaxe sur les meublés de tourisme
- Déclaration, échéances et reversement à la Métropole
- FAQ : questions fréquentes sur la taxe de séjour à Nice
- Sources officielles
- À lire aussi
Sommaire
- La taxe de séjour à Nice : définition et qui la paie
- Le barème officiel 2026 de la Métropole Nice Côte d’Azur
- Comment calculer la taxe pour un meublé non classé
- Exonérations : qui ne paie pas la taxe de séjour
- Qui collecte et qui reverse : plateformes et location directe
- La surtaxe sur les meublés de tourisme
- Déclaration, échéances et reversement à la Métropole
- FAQ : questions fréquentes sur la taxe de séjour à Nice
À Nice, la taxe de séjour 2026 s’élève à 6,70 % du prix de la nuitée hors taxes par personne pour un meublé de tourisme sans classement — la très grande majorité des locations courte durée — dans la limite de 6,43 € par personne et par nuit. Ce montant additionne la taxe métropolitaine (5 %) et la taxe additionnelle de 34 % dite « Ligne Nouvelle Provence Côte d’Azur » (1,70 %). Elle est payée par le voyageur, collectée par la Métropole Nice Côte d’Azur — directement ou via les plateformes — et reversée trimestriellement. Ce guide détaille le barème complet, le calcul, les exonérations, la déclaration et les échéances, à partir des documents officiels 2026.
La taxe de séjour à Nice : définition et qui la paie
La taxe de séjour est une taxe locale prélevée sur les personnes qui séjournent, à titre onéreux, dans un hébergement touristique d’une commune où elle a été instituée. Elle est encadrée par les articles L. 2333-26 et suivants du Code général des collectivités territoriales (CGCT). À Nice, elle est perçue à l’échelle intercommunale par la Métropole Nice Côte d’Azur, qui en fixe les tarifs par délibération de son conseil métropolitain.
Un impôt payé par le voyageur, pas par l’hôte
La taxe de séjour est due par le vacancier — la personne qui séjourne sans être domiciliée dans la commune et sans y avoir de résidence pour laquelle elle est redevable de la taxe d’habitation. Le propriétaire ou l’hébergeur n’est pas le contribuable : il agit comme collecteur. Il perçoit la taxe auprès du voyageur, puis la reverse à la collectivité. Concrètement, la taxe n’est jamais un coût pour l’hôte : elle s’ajoute au prix du séjour et transite par lui (ou par la plateforme de réservation) jusqu’à la Métropole.
Sur quelle base la taxe est-elle assise ?
Depuis la réforme entrée en vigueur en 2019, deux régimes coexistent selon la catégorie d’hébergement :
- Tarif forfaitaire par personne et par nuit pour les hébergements classés (hôtels, résidences et meublés de tourisme classés par étoiles, campings, chambres d’hôtes) ;
- Tarif proportionnel — un pourcentage du prix de la nuitée par personne — pour les hébergements en attente de classement ou sans classement, catégorie qui recouvre l’essentiel des locations de type Airbnb ou Booking à Nice.
Le montant de la taxe est calculé par personne assujettie et par nuit de séjour, quel que soit le régime.
Le barème officiel 2026 de la Métropole Nice Côte d’Azur
Les tarifs applicables à Nice à compter du 1er janvier 2026 résultent de la délibération du Conseil Métropolitain n° 21.19 du 10 juillet 2024, complétée par la délibération n° 21.32 du 28 juin 2018. Ils intègrent la taxe additionnelle de 34 % instituée par l’article 76 de la loi n° 2022-1726 du 30 décembre 2022 de finances pour 2023 pour financer la Ligne Nouvelle Provence Côte d’Azur (LNPCA). Cette taxe additionnelle s’applique dans les Alpes-Maritimes, le Var et les Bouches-du-Rhône.
Le tableau ci-dessous présente le tarif total à collecter par personne et par nuit en 2026 (taxe métropolitaine + taxe additionnelle 34 %) :
| Catégorie d’hébergement | Taxe métropolitaine | Taxe additionnelle 34 % | Total à collecter |
|---|---|---|---|
| Palaces | 4,80 € | 1,63 € | 6,43 € |
| Hôtels, résidences et meublés de tourisme 5 étoiles | 3,50 € | 1,19 € | 4,69 € |
| Hôtels, résidences et meublés de tourisme 4 étoiles | 2,60 € | 0,88 € | 3,48 € |
| Hôtels, résidences et meublés de tourisme 3 étoiles | 1,70 € | 0,58 € | 2,28 € |
| Hôtels, résidences et meublés 2 étoiles, villages de vacances 4 et 5 étoiles | 1,00 € | 0,34 € | 1,34 € |
| Hôtels, résidences et meublés 1 étoile, villages de vacances 1 à 3 étoiles, chambres d’hôtes, auberges collectives | 0,80 € | 0,27 € | 1,07 € |
| Campings 3, 4 et 5 étoiles, aires de camping-cars et parcs de stationnement touristiques (par tranche de 24 h) | 0,60 € | 0,20 € | 0,80 € |
| Campings 1 et 2 étoiles, ports de plaisance | 0,20 € | 0,07 € | 0,27 € |
| Hébergements en attente de classement ou sans classement (meublés de tourisme sans classement, résidences étudiantes, etc.) | 5 % | 1,70 % | 6,70 % (plafond 6,43 €) |
Source : fiche tarifaire officielle « Taxe de Séjour 2026 », Métropole Nice Côte d’Azur. Le tarif proportionnel s’applique au coût hors taxes par personne de la nuitée, dans la limite du tarif le plus élevé appliqué (6,43 €, tarif « Palaces »).
Comment calculer la taxe pour un meublé non classé
Pour un meublé de tourisme sans classement — le cas le plus fréquent des locations courte durée à Nice — la méthode de calcul officielle suit trois étapes :
- Ramener le prix de la nuitée au coût par personne : on divise le prix hors taxes de la nuit par le nombre de personnes qui séjournent.
- Appliquer le taux de 6,70 % à ce coût par personne.
- Multiplier par le nombre de personnes assujetties (les personnes exonérées, comme les mineurs, ne sont pas comptées).
Le résultat par personne est plafonné à 6,43 € : si 6,70 % du coût par personne dépasse ce montant, on retient 6,43 €.
Exemple 1 — 2 personnes, 80 € la nuit
Coût de la nuitée par personne : 80 € ÷ 2 = 40 €. Taxe : 6,70 % de 40 € = 2,68 € par personne et par nuit. Pour 2 personnes assujetties : 5,36 € par nuit.
Exemple 2 — 4 personnes, 150 € la nuit
Coût de la nuitée par personne : 150 € ÷ 4 = 37,50 €. Taxe : 6,70 % de 37,50 € = 2,51 € par personne et par nuit. Pour 4 personnes assujetties : 10,04 € par nuit. Pour un couple avec deux enfants mineurs exonérés, seules deux personnes sont taxées, soit 5,02 € par nuit.
La Métropole met à disposition une « Calculette taxe » sur son portail officiel de la taxe de séjour pour simuler ces montants.
Exonérations : qui ne paie pas la taxe de séjour
Le CGCT prévoit des exonérations obligatoires. Sont dispensés du paiement de la taxe de séjour, selon service-public.fr :
- les personnes mineures (moins de 18 ans) ;
- les titulaires d’un contrat de travail saisonnier employés dans la commune ;
- les personnes bénéficiant d’un hébergement d’urgence ou d’un relogement temporaire ;
- les personnes occupant des locaux dont le loyer est inférieur à un montant fixé par la collectivité.
L’hôte doit tenir compte de ces exonérations dans le décompte des nuitées et conserver la traçabilité des séjours (nombre de personnes, dates, prix) pour justifier les montants collectés en cas de contrôle.
Une question sur vos obligations LCD à Nice ?
La rédaction de Locazurcasa suit l’évolution des délibérations locales sur la location courte durée. Pour signaler une décision municipale, partager un document officiel ou poser une question sur la taxe de séjour, écrivez-nous.
Qui collecte et qui reverse : plateformes et location directe
Le circuit de collecte dépend du canal de réservation :
- Réservation via une plateforme numérique (Airbnb, Booking.com, Abritel/Vrbo, Expedia…) : depuis la généralisation de la collecte déléguée, la plateforme prélève la taxe directement auprès du voyageur au moment du paiement et la reverse à la Métropole. L’hôte n’a rien à encaisser sur ces séjours. Nous détaillons ce mécanisme dans notre article dédié : comment Airbnb et Booking collectent automatiquement la taxe de séjour en 2026.
- Réservation en direct (site personnel, bouche-à-oreille, e-mail) : l’hôte reste personnellement responsable de la collecte auprès du voyageur et du reversement à la Métropole. Aucune plateforme n’intervient pour ces nuitées.
Un même logement peut être proposé sur plusieurs canaux simultanément : chaque plateforme collecte pour ses propres réservations, et l’hôte doit couvrir lui-même les séjours vendus en direct, en veillant à éviter toute double collecte ou tout oubli.
La surtaxe sur les meublés de tourisme
Au-delà de la taxe de séjour classique et de la taxe additionnelle de 34 %, certaines communes peuvent voter des dispositifs qui alourdissent la fiscalité locale spécifique aux meublés de tourisme. Ces mesures visent à réguler la location courte durée dans les zones où la pression sur le logement est forte. Nous consacrons un article détaillé à ce sujet : la surtaxe sur les meublés de tourisme en 2026 : qui paie, combien et dans quelles communes. Avant tout arbitrage, il est indispensable de vérifier les délibérations à jour de la commune concernée.
Déclaration, échéances et reversement à la Métropole
La télédéclaration via le portail de la Métropole
La Métropole Nice Côte d’Azur gère la taxe de séjour via un portail de télédéclaration dédié. Chaque hébergeur y enregistre son logement, obtient un identifiant déclarant, déclare les nuitées réalisées et consulte, le cas échéant, les montants reversés en son nom par les plateformes. La déclaration reste requise même lorsque la plateforme collecte, afin que la Métropole puisse rapprocher les sommes reversées de l’activité réelle du logement.
Un reversement périodique
Le reversement à la collectivité s’effectue à échéances régulières, selon un calendrier fixé par la Métropole (déclarations et versements périodiques). Les dates exactes de chaque période de perception sont publiées sur le portail officiel : il convient de s’y référer pour connaître l’échéance en vigueur et éviter toute pénalité de retard. Pour toute précision, le service Fiscalité locale de la Métropole est joignable à l’adresse taxedesejour@nicecotedazur.org.
Ce niveau de collecte illustre le poids de Nice dans l’économie touristique nationale. Nous l’analysons dans notre article : taxe de séjour Airbnb, 210 M€ reversés en 2025, Nice 2e ville.
FAQ : questions fréquentes sur la taxe de séjour à Nice
Quel est le montant de la taxe de séjour à Nice en 2026 ?
Pour un meublé de tourisme sans classement, elle est de 6,70 % du prix de la nuitée hors taxes par personne, plafonnée à 6,43 € par personne et par nuit. Pour les hébergements classés, elle est forfaitaire (de 0,27 € à 6,43 € par personne et par nuit selon la catégorie).
Qui paie la taxe de séjour, le voyageur ou le propriétaire ?
Le voyageur. Le propriétaire (ou la plateforme) ne fait que la collecter puis la reverser à la Métropole. Elle n’est jamais un coût pour l’hôte.
Les enfants paient-ils la taxe de séjour ?
Non. Les personnes mineures (moins de 18 ans) en sont exonérées, comme les travailleurs saisonniers employés dans la commune et les personnes en hébergement d’urgence.
Dois-je encore déclarer si Airbnb collecte la taxe à ma place ?
Oui. L’enregistrement du logement et la déclaration des nuitées auprès de la Métropole restent requis, notamment pour les séjours vendus en direct et pour permettre le rapprochement des montants collectés.
À retenir
- À Nice en 2026, la taxe de séjour d’un meublé non classé est de 6,70 % du prix HT de la nuitée par personne, plafonnée à 6,43 € par personne et par nuit (délibération métropolitaine n° 21.19 du 10 juillet 2024).
- Ce taux additionne la taxe métropolitaine (5 %) et la taxe additionnelle de 34 % « Ligne Nouvelle Provence Côte d’Azur » (1,70 %).
- La taxe est payée par le voyageur et collectée par la Métropole, directement ou via les plateformes de réservation.
- Les mineurs, les travailleurs saisonniers de la commune et les personnes en hébergement d’urgence sont exonérés.
- La déclaration des nuitées sur le portail de la Métropole reste obligatoire, même lorsqu’une plateforme collecte.
Sources officielles
- Métropole Nice Côte d’Azur — portail et fiche tarifaire Taxe de Séjour 2026 (délibérations n° 21.32 du 28 juin 2018 et n° 21.19 du 10 juillet 2024).
- Service-Public.fr — taxe de séjour : exonérations et fonctionnement.
- Légifrance — Code général des collectivités territoriales, art. L. 2333-26 et suivants.
- Légifrance — loi n° 2022-1726 du 30 décembre 2022 de finances pour 2023 (taxe additionnelle 34 % LNPCA, art. 76).
- Direction générale des collectivités locales — portail des collectivités locales, taxe de séjour.
Vous gérez une location courte durée à Nice et vous avez une question sur la taxe de séjour, la déclaration en mairie ou vos obligations réglementaires ? La rédaction de Locazurcasa suit l’actualité de la LCD azuréenne et peut vous orienter vers les bonnes sources officielles.




